Nous sommes à la veille d’une nouvelle redistribution des cartes et d’un nouvel équilibre politique dans la région qui se traduit directement au Liban.
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}Quelles politiques d’industrialisation dans les pays arabes?
Les pays arabes en quête d’industrialisation devront acquérir les compétences techniques et technologiques et adopter des méthodes modernes de gestion pour pouvoir faire face à la concurrence internationale.
Source: Al-Hayat
Depuis les années soixante, l’industrialisation occupe une place de choix dans le discours économique de la plupart des pays arabes. Néanmoins, l’objectif concret du développement industriel a souvent été relégué au second plan. Les élites dirigeantes étant plus soucieuses de préserver les équilibres politiques par l’octroi de rentes et de privilèges sans rapport avec les critères d'efficacité économique ou d’effet d’entrainement sur le reste du tissu industriel. Les cas de l'Algérie, de l'Égypte et du Maroc sont des illustrations de politiques d’industrialisation inadéquates qui ont conduit à une allocation déséquilibrée et inefficiente de la main d'œuvre et des capitaux entre les diverses activités industrielles. Au lieu d'accroître la productivité à moyen et long termes, ces politiques ont accentué les comportements de recherche de la rente par une «élite industrielle» gâtée par l’Etat et pesé lourdement sur les budgets publics. En effet, plusieurs pays arabes ont connu des faillites de banques publiques dédiées à la promotion de l’industrie sous le poids des impayés, et l’échec patent de plusieurs projets industriels mal conçus et qui étaient incapables de tenir face à la concurrence.
Carnegie ne prend pas de positions institutionnelles sur les questions de politique publique ; les points de vue exprimés ici sont ceux de l'auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de Carnegie, de son personnel ou de ses administrateurs.
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