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}Autoritarisme et tendances sécuritaires en Cisjordanie et à Gaza
jeu. 7 avril 2011
Beirut
La montée de l’autoritarisme
- L’avènement de l’autoritarisme : faute d’éléments convaincants sur la possible création d’un État palestinien indépendant, les gouvernements à Gaza et en Cisjordanie ont fortement accru leur recours aux mesures de restriction pour maintenir l’ordre dans leurs sociétés respectives. Ce régime policier qui se porte garant de la paix civile sert, selon M. Sayigh, à renvoyer l’image d’un État établi.
- Le printemps arabe : le printemps arabe qui s’est propagé à l’ensemble de la région n’a suscité qu’une réaction timide dans les territoires palestiniens. Lorsque des manifestants n’appartenant à aucun des deux camps sont descendus dans les rues de Gaza pour exprimer leur solidarité avec les protestations anti-régime en Égypte, la police est rapidement intervenue pour pousser les manifestants à faire marche arrière. D’après M. Sayigh, le Hamas est conscient de l’importance de ses relations stratégiques avec l’Égypte qui représente le principal point de contact entre Gaza et le reste du monde. Les forces de l’ordre en Cisjordanie ont également eu recours à la violence pour disperser des manifestants qui se sont rassemblés à Ramallah pour afficher leur soutien à la démocratie en Égypte.
- La sécurité en Cisjordanie et à Gaza : les mesures prises dans ces deux territoires pour empêcher les protestataires de manifester rapprochent les gouvernements palestiniens des régimes autocratiques arabes pour ce qui est de la gestion quotidienne de la sécurité. L’intervention rapide des deux gouvernements palestiniens pour imposer un déploiement des forces de l’ordre leur a permis d’absorber le choc politique provoqué par les manifestations indépendantes en Cisjordanie et à Gaza.
- La création d’un État palestinien souverain : l’annonce de la création d’un État palestinien d’ici à septembre 2011, ou la reconnaissance du statut juridique des territoires palestiniens à l’échelle internationale, pourrait ne pas se traduire par des changements concrets en termes de gouvernance, a averti M. Sayigh. En effet, si cette reconnaissance ne renforce pas la capacité des Palestiniens à exercer leur souveraineté, le peuple finira par perdre tout espoir par rapport au processus de paix dans son ensemble. Ceci aura pour résultat d’accentuer les divergences de vue entre les deux gouvernements sur le concept de bonne gouvernance. Par voie de conséquence, cette impasse politique plongerait le Fatah dans une situation peu enviable et mettrait le Hamas sous pression et ces deux partis se retrouveraient alors dans le cadre d’un État incapable d’exercer sa propre souveraineté.
Palestine : approches en matière de sécurité
Conclusion
Carnegie ne prend pas de positions institutionnelles sur les questions de politique publique ; les points de vue exprimés ici sont ceux de l'auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de Carnegie, de son personnel ou de ses administrateurs.
Intervenant d'événement
Yezid Sayigh
Senior Fellow, Malcolm H. Kerr Carnegie Middle East Center
Yezid Sayigh is a senior fellow at the Malcolm H. Kerr Carnegie Middle East Center in Beirut, where he leads the program on Civil-Military Relations in Arab States (CMRAS). His work focuses on the comparative political and economic roles of Arab armed forces, the impact of war on states and societies, the politics of postconflict reconstruction and security sector transformation in Arab transitions, and authoritarian resurgence.