Pour l’ancien ambassadeur de l’UE à Ankara, la chancelière allemande et ses partenaires, avec une CDU en difficulté, ne peut pas se permettre de terminer son mandat sur une crise avec la Turquie.
Marc Pierini
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}Si le mouvement de protestation actuel dépasse les divisions religieuses, c’est que les Libanais ont découvert ce qu’ils avaient en commun: leur exploitation par les plus nantis.
Source: Le Monde
Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile, en 1990, les Libanais sont unis dans une révolte, indépendamment de leurs origines sociales, géographiques ou religieuses. Les manifestants réclament la fin d’un régime politique corrompu, maintenu par une élite qui leur a trop longtemps nié la possibilité de vivre de manière décente.
Les revendications des manifestants ne sont pas surprenantes lorsqu’on regarde les chiffres. Le Liban fait partie des pays les plus inégalitaires du monde, à côté du Chili, du Brésil ou encore de l’Afrique du Sud. Dans une étude publiée par le Laboratoire sur les inégalités mondiales, j’ai pu estimer la répartition du revenu national libanais entre 2005 et 2014. Les résultats parlent d’eux-mêmes : les 1 % les plus aisés perçoivent 25 % des revenus. A titre de comparaison, en France, où les inégalités augmentent et sont au cœur du débat public, les 1 % les plus riches perçoivent 11 % des revenus. Une autre statistique éloquente au Liban : les 0,1 % les plus aisés (3 700 individus) captent 10 % des revenus. C’est autant que ce que reçoivent les 50 % les plus pauvres (près de 2 millions de personnes).
Cet article a été originellement publié en entier dans Le Monde.
Carnegie ne prend pas de positions institutionnelles sur les questions de politique publique ; les points de vue exprimés ici sont ceux de l'auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement les points de vue de Carnegie, de son personnel ou de ses administrateurs.
Pour l’ancien ambassadeur de l’UE à Ankara, la chancelière allemande et ses partenaires, avec une CDU en difficulté, ne peut pas se permettre de terminer son mandat sur une crise avec la Turquie.
Marc Pierini
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Marc Pierini
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Ukraine Reform Monitor Team